Description
Par (auteur) Dion, Damien
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L’ekphrasis est traditionnellement défi nie comme laverbale d’un objet artistique réel ou fictif. Elle est ainsireprésentative d’un phénomène d’interférence entre le factuel et lefictionnel, mais également entre le verbal et le visuel. C’est notammentavec le développement de démarches artistiques qui émergent dans lesannées 1960 que va s’opérer un véritable tournant linguistique etnarratif de l’art où l’oeuvre, sa documentation, son commentaire ou sonrécit vont se croiser, se fondre parfois, pour voir émerger des entitéshybrides, parfois ambiguës.
Par ailleurs, les stratégies de discours,de commentaire et de récit par les artistes sur leur propre travailparticipent d’une volonté de réappropriation de l’artiste vis-à-vis ducritique d’art. Le discours sur l’art tend ainsi à se confondre avec undiscours de l’art, au point d’être parfois intégré à la pratiqueelle-même. Repenser l’ekphrasis à l’aune de ces notions permetd’étudier des pratiques artistiques qui brouillent volontairement lespistes entre art, paratexte et contexte, générant ainsi des fictions surl’art et par l’art. Cette question de la fiction artistique est ainsidéveloppée, notamment dans sa capacité à se disséminer dans le réel parle recours à la métalepse, une figure de style qui transgresse lafrontière mouvante entre deux mondes: celui où l’on raconte et celui quel’on raconte.
Si l’ekphrasis a principalement été étudiéedans le champ des études littéraires ou celui de l’histoire de l’art, iln’en est pas de même dans le champ des arts visuels et plastiques. Cetouvrage entend remédier à ce manque en apportant un éclairage inédit surune notion très souple, dynamique et actuelle, en lien avec l’évolutiondes pratiques artistiques de ces dernières décennies.
Avec le soutien de l’association Contre-concept et de Ghislain Mollet-Viéville, agent d’art
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L’ekphrasis est traditionnellement défi nie comme laverbale d’un objet artistique réel ou fictif. Elle est ainsireprésentative d’un phénomène d’interférence entre le factuel et lefictionnel, mais également entre le verbal et le visuel. C’est notammentavec le développement de démarches artistiques qui émergent dans lesannées 1960 que va s’opérer un véritable tournant linguistique etnarratif de l’art où l’oeuvre, sa documentation, son commentaire ou sonrécit vont se croiser, se fondre parfois, pour voir émerger des entitéshybrides, parfois ambiguës.
Par ailleurs, les stratégies de discours,de commentaire et de récit par les artistes sur leur propre travailparticipent d’une volonté de réappropriation de l’artiste vis-à-vis ducritique d’art. Le discours sur l’art tend ainsi à se confondre avec undiscours de l’art, au point d’être parfois intégré à la pratiqueelle-même. Repenser l’ekphrasis à l’aune de ces notions permetd’étudier des pratiques artistiques qui brouillent volontairement lespistes entre art, paratexte et contexte, générant ainsi des fictions surl’art et par l’art. Cette question de la fiction artistique est ainsidéveloppée, notamment dans sa capacité à se disséminer dans le réel parle recours à la métalepse, une figure de style qui transgresse lafrontière mouvante entre deux mondes: celui où l’on raconte et celui quel’on raconte.
Si l’ekphrasis a principalement été étudiéedans le champ des études littéraires ou celui de l’histoire de l’art






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